Covid-19 & Autisme : FAQ

Cette Foire aux Questions (FAQ) est destinée aux adultes et enfants autistes, à leurs proches et familles.
Elle vous est proposée en collaboration avec la Délégation Interministérielle autisme et troubles du neuro-développement, les CRA et Autisme Info Service. Elle sera mise à jour régulièrement.

Si vous ne trouvez pas de réponse à votre question, nous vous rappelons que vous pouvez joindre la plateforme "Autisme Info Service" ☎️ : 0 800 71 40 40

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Santé et Continuité de prise en charge 

  • J’ai besoin d’être suivi par mon ergothérapeute et/ou mon psychomotricien ?
    Est-ce possible ? Et comment ?

Oui, c’est possible. Pour faciliter la continuité de ces soins de rééducation, un arrêté du 14 avril 2020 permet aux ergothérapeutes et psychomotriciens de pratiquer à distance par vidéotransmission, une partie de leurs actes, à l’exclusion des bilans initiaux et de leurs renouvellements. Cependant, cette pratique est soumise aux conditions suivantes :
– L’ergothérapeute et le psychomotricien connaissent le patient (ce n’est pas une première consultation) ;
– Le mineur doit être accompagné par un parent ou un majeur autorisé ;
– La personne en perte d’autonomie doit être accompagnée par un aidant

  • J’ai besoin d’être suivi par mon orthophoniste ? Est-ce possible ? Et comment ?

Depuis le 25 mars 2020, le télésoin en orthophonie a été rendu possible par arrêté, et ce de manière temporaire, afin de permettre la continuité des soins malgré la crise sanitaire actuelle. Cet arrêté est prorogé jusqu’au 11 mai. (JORF n°0091 du 14 avril 2020). Pratique soumise aux conditions suivantes :
– Présence d’un adulte obligatoire si la personne concernée par les soins a moins de 18 ans (si ce n’est pas l’un des deux parents, ces derniers doivent faire parvenir une autorisation écrite en amont)
– 30 minutes minimum
– Objectifs de la consultation clairement définis en début de séance
– Pas d’enregistrement de l’échange vidéo

  • Mon enfant ou moi-même avons un traitement d’anti-inflammatoires (ibuprofène, cortisone…). Doit-il l’arrêter ?

Le Ministre de la Santé a indiqué que la prise d’anti-inflammatoire (ibuprofène, cortisone,…) peut être un facteur d’aggravation de l’infection. En cas de fièvre, prenez du paracétamol.

Si vous êtes déjà sous anti-inflammatoires ou en cas de doute, demandez conseil à votre médecin (par téléphone) ou à votre pharmacien.

  • Est ce que mon enfant autiste est considéré comme une personne « à risque » ?

Au regard de l’intensité de la circulation du virus sur le territoire national, le principe général est de favoriser le maintien à leur domicile des personnes en situation de handicap exposées particulièrement à des complications de santé. Cette mesure concerne les personnes handicapées :

– Vivant au domicile de leurs proches aidants (enfants et adultes).

– Domiciliées dans une structure d’hébergement médico-sociale.

– Habitant un domicile personnel ou un habitat partagé.

D’autre part, le Haut Comité de Santé Publique a publié une liste des pathologies qui favorisent les risques de développer une forme grave d’infection à SARS-CoV-2 que vous pouvez retrouver ici : Consulter la liste

Si votre proche a une de ces comorbidités, il est  alors considéré comme personne à risque.

  • Pendant cette période de confinement, puis je accéder à un service de télémédecine ou de téléconsultation si mon enfant ou moi-même avons des problèmes de santé ?

Tout assuré, quel que soit son lieu de résidence, et tout médecin, quelle que soit sa spécialité, peut recourir à la téléconsultation. La téléconsultation est une consultation à distance, par visioconférence, entre un médecin et un patient (seul ou assisté d’un professionnel de santé).

C’est le médecin traitant qui décide, au cas par cas, du recours à la téléconsultation.Comme toute consultation, il faut prendre rendez-vous.

Ces consultations à distance entre le médecin et le patient (seul ou assisté d’un professionnel de santé) sont réalisées en utilisant les moyens technologiques disponibles pour effectuer une vidéotransmission : un lieu équipé, une plateforme dédiée ou un site internet ou une application sécurisée. L’assuré doit disposer d’un ordinateur, d’une tablette ou d’un smartphone (selon l’opérateur) équipé d’une webcam et relié à internet.

Concrètement, c’est le médecin qui va envoyer un lien au patient, l’invitant à se connecter vers un site ou une application sécurisés, via son ordinateur ou une tablette équipée d’une webcam.

A l’heure actuelle et jusqu’au 30 avril 2020, les personnes atteintes ou potentiellement infectées par le coronavirus peuvent bénéficier de la téléconsultation même si leur médecin ne la pratique pas habituellement, et même si ce n’est pas lui qui les a orientées vers ce type de consultation, et si le médecin téléconsultant ne les connaît pas (alors que ces conditions était jusque là exigées pour la prise en charge d’une téléconsultation).

La plateforme Doctolib compile tous les professionnels proposant la téléconsultation et propose une catégorie « Aide aux aidants » avec les professionnels qui peuvent vous aider pendant cette période de confinement.

Consulter l’article sur la téléconsultation sur Ameli.fr

Pour en savoir plus

Gestes barrières

  • Mon enfant ou mon proche est autiste (avec un trouble du développement Intellectuel, non verbal etc.) et j’ai du mal à lui expliquer les gestes barrières. Avez-vous des vidéos ou des ressources faciles à comprendre ?

Les gestes barrières essentiels en cette période de pandémie sont :

– Se laver les mains régulièrement
– Tousser ou éternuer dans son coude
– Utiliser un mouchoir à usage unique et le jeter

Pour vous aider à les expliquer à votre proche autiste, des supports sont à votre disposition :

– Affiche en FALC (Facile à Lire et à Comprendre) pour expliquer les gestes barrières par Santé BD :
Consulter le document

– Vidéo pour expliquer les microbes et l’importance de se laver les mains : Consulter la vidéo

  • Mon enfant est handicapé avec des comorbidités et il présente des symptômes du coronavirus. Que dois-je faire ?

Si votre enfant a des symptômes (toux, fièvre) qui vous font penser au COVID-19 :

 – restez à domicile,

 – évitez les contacts,

 – appelez votre médecin traitant ou appelez le numéro de permanence de soins de votre région. Vous pouvez également bénéficier d’une téléconsultation. Les médecins libéraux sont désormais en première ligne pour soigner les patients.Si les symptômes s’aggravent avec des difficultés respiratoires et des signes d’étouffement, appelez le 15.

Si vous avez des questions relatives à vos traitements ou celui de votre enfant en cas de COVID-19 : ne pratiquez pas l’automédication.
Renseignez-vous  sur : https://www.covid19-medicaments.com/

D’autre part, Le ministère des Solidarités et de la Santé a validé un algorithme co-développé par l’Institut Pasteur et l’APHP permettant d’orienter, via des outils numériques, les personnes pensant avoir été exposées au Coronavirus (COVID-19).

Toutes les personnes concernées sont invitées à utiliser l’une des applications référencées ci-dessous pour prendre connaissance de la marche à suivre en cas de doute (appel médecin traitant, appel SAMU Centre 15 etc.) : maladiecoronavirus.fr

Consulter l’article sur la téléconsultation sur Ameli.fr

  • Mon enfant est pris en charge en internat. Comment puis-je être sûr que les gestes barrières sont bien respectés dans l’établissement ?

En prévention de la propagation du virus dans les structures d’hébergement, tous les établissements ont reçu la consigne d’appliquer les mesures barrières de manière renfoncée. Les professionnels sont régulièrement sensibilisés par des rappels des bonnes pratiques et des bons gestes.

Des zones de confinement sont présentes dans les structures avec internant ou hébergement et les règles de distanciation sociale sont mises en place (repas en chambre si symptômes, heures décalées de repas, activités non groupées, affectation de chambres individuelles, etc…).

Tout est mis en œuvre pour protéger vos proches hébergés en structure spécialisée.

Vie quotidienne

Sorties et déplacements

  • Mon enfant ou mon proche est autiste. Il en a marre de rester enfermé. Est ce qu’on peut quand même sortir un peu pour prendre l’air ?

Il n’est pas toujours facile de changer le rythme et la routine de son proche autiste et rester enfermé toute la journée peut devenir anxiogène et étouffant. Cela peut aussi parfois engendrer des troubles du comportement.

Depuis le 02 avril, un aménagement des sorties a été annoncé par le Président de la République. Les forces de l’ordre ont reçu des instructions pour permettre aux personnes concernées de bénéficier d’un assouplissement de leurs déplacements. Cela concerne les personnes autistes, avec un trouble du développement intellectuel, TDAH, ou en situation de handicap psychique.

Attention, l’attestation ne change pas mais elle devra être accompagnée d’un certificat médical ou d’une attestation de la MDPH en cas de contrôle. Vous devez cocher la 5e case de l’attestation dérogatoire stipulant les déplacements brefs.

Si vous n’avez rien de tout ça, il est possible de solliciter votre médecin par téléconsultation pour avoir un certificat attestant les troubles et les besoins de sortie.

Vous pouvez donc sortir avec votre proche à condition de bien respecter les gestes barrières, de ne pas entrer en contact avec les personnes extérieures à votre foyer et d’avoir votre attestation de déplacement dérogatoire en poche.

Télécharger l’attestation de déplacement dérogatoire

Télécharger l’attestation de déplacement dérogatoire en FALC

Générateur d’attestation sur téléphone mobile

  • Le confinement dans un lieu exigu étant difficile à vivre pour moi et mon proche, je souhaite rejoindre un lieu plus propice. Est-ce possible ?

Depuis le 02 avril, un aménagement des sorties a été annoncé par le Président de la République. Les forces de l’ordre ont reçu des instructions pour permettre aux personnes concernées de bénéficier d’un assouplissement de leurs déplacements. Cela concerne les personnes autistes, avec un trouble du développement intellectuel, TDAH, ou en situation de handicap psychique.

Attention, l’attestation ne change pas mais elle devra être accompagnée d’un certificat médical ou d’une attestation de la MDPH en cas de contrôle.

Si vous n’avez rien de tout ça, il est possible de solliciter votre médecin par téléconsultation pour avoir un certificat attestant les troubles et les besoins de sortie.

Ce déplacement est possible et rentre dans le cadre de plusieurs cas de l’attestation de déplacement dérogatoire : motif médical, motif familial impérieux ou assistance à des personnes vulnérables. L’attestation devra cependant être complétée par tout document pouvant attester de la situation de handicap de la personne concernée (certificat médical…).

Télécharger l’attestation de déplacement dérogatoire

Télécharger l’attestation de déplacement dérogatoire en FALC

Générateur d’attestation sur téléphone mobile

  • Je suis autiste et j’ai eu une amende lors d’une sortie pendant le confinement. Comment puis-je faire ?

Comme toute amende elle peut être contestée avec un recours dans les 45 jours suivant le jour de la contravention.

2 solutions s’offrent à vous :

– Contester l’amende directement en ligne : https://www.antai.gouv.fr/

– Soit par écrit

Vous devez motiver les raisons factuelles et / ou juridiques pour lesquelles vous contestez la contravention et joignez toute pièce utile à votre argumentation.

Adressez en Recommandé AR au service indiqué sur l’avis de contravention accompagné de l’original de l’avis de contravention.

  • J’ai peur de sortir de chez moi et de me faire contrôler et verbaliser

Les policiers et gendarmes ont reçu des consignes relatives aux besoins de sortir des personnes autistes suite à la décision du Président de la République du 2 avril qui a accordé un aménagement aux sorties.

Vous ne devez donc aucunement craindre de sortir si vous en ressentez le besoin et même au-delà d’1h et d’1 km.

Vous devrez simplement :

 – vous munir de votre attestation complétée (Vous devez cocher la 5e case de l’attestation dérogatoire stipulant les déplacements brefs) ET de votre justificatif attestant de l’autisme,

 – veiller à respecter la distanciation sociale et les gestes barrière.

Si l’éventualité d’un contrôle par les forces de l’ordre vous angoisse et que vous craignez de perdre vos moyens, vous pouvez préparer cette hypothèse de contrôle avec un professionnel qui vous aidera à rédiger un texte que vous remettrez aux forces de l’ordre le moment venu.

Surtout ne restez pas seul avec vos questions et angoisses, le GNCRA peut vous aider, n’hésitez pas à solliciter le dispositif de soutien aux adultes autistes isolées : https://gncra.fr/soutien-aux-adultes-autistes/

Télécharger l’attestation de déplacement dérogatoire

Télécharger l’attestation de déplacement dérogatoire en FALC

Générateur d’attestation sur téléphone mobile

  • Je suis une personne autiste et depuis le 2 avril mes autorisations de déplacements sont aménagées. Les parcs, les plages ou les quais de ma ville sont fermés au public, puis-je quand même y accéder compte tenu de mon handicap ?

Malheureusement, les lieux fermés au public par arrêté préfectoral le sont pour toute la population.  La circulation des personnes en situation de handicap dans le cadre de leurs besoins spécifique de sortie/exercice obéit à des règles adaptées, et est regardé avec souplesse, mais en tout état de cause rien ne justifie la circulation sur la plage, interdite par arrêté préfectoral à toute personne qui n’a pas un motif professionnel ou au titre du secours, de s’y trouver.

Nous vous invitons à vérifier auprès de la préfecture de votre ville quels sont les lieux fermés pendant le confinement : http://www.prefectures-regions.gouv.fr/

Compréhension de la situation de crise / d’épidémie

  • Mon enfant ou mon proche est autiste (avec un trouble du développent intellectuel, non verbal etc.) et j’ai du mal à lui expliquer le coronavirus et le confinement. Avez-vous des vidéos ou des ressources faciles à comprendre ?

Face à la propagation du virus, le Gouvernement a décidé de prendre des mesures pour réduire à leur plus strict minimum les contacts et les déplacements. Un dispositif de confinement est mis en place sur l’ensemble du territoire à compter du mardi 17 mars à 12h00, jusqu’à nouvel ordre.

Ce n’est pas toujours facile à faire comprendre. Le gouvernement propose une page dédiée en FALC :
Consulter la page

Plusieurs associations mettent à disposition des documents en FALC, comme Com Access qui explique pourquoi il est important de rester confiné et comment remplir sa demande de dérogation : Consulter le document

Si vous souhaitez plus de ressources, vous pouvez consulter la page du GNCRA

Confinement et troubles du comportement ou angoisse

Le programme de soutien parental en ligne « Triple P » est en accès gratuit jusqu’au 11 mai pour les familles et les professionnels qui les accompagnent

Compte tenu des difficultés liées à la période de confinement, le Gouvernement souhaite accompagner les familles en leur permettant d’accéder à des programmes de guidance parentale reconnus internationalement. Il a ainsi obtenu la gratuité du programme « Triple P » jusqu’au 11 mai pour tous les parents qui souhaitent y participer. Triple P est un programme validé par l’Organisation mondiale de la Santé, et les Nations Unies.

Comment y participer ?

– Pour accéder au programme, allez sur le site du programme : https://www.triplep-parentalite.fr/fr-fr/triple-p/ ;

– L’accès aux contenus est gratuit pour toutes les familles jusqu’à la fin du confinement ;

– Après le 11 mai, les parents déjà inscrits pourront terminer le programme, les autres devront générer un abonnement payant. Pour plus d’information, consultez le communiqué de presse en cliquant ici.

  • Les troubles du comportement de mon enfant sont de plus en plus fréquents pendant le confinement. Quel soutien ou conseil puis-je avoir ?

Au regard de la situation de confinement et des changements de rythme et de routine qu’elle engendre pour vos enfants, la fréquence d’apparition des comportements défis peut augmenter de façon significative. Vous pouvez consulter des fiches pratiques qui vous aideront à les prévenir et les gérer sur le site du GNCRA

  • Mon enfant est non verbal et ses troubles du comportement sont de plus en plus fréquents. Je crois que c’est à cause d’une douleur dentaire. Comment puis-je accéder à une consultation dentaire pendant le confinement ?

L’Ordre National des chirurgiens-dentistes a indiqué que tous les cabinets dentaires sont fermés au public.

Cependant, ils ont mis en place un numéro national qui vous orientera vers les dentistes de garde :
09 705 00 205

Ce numéro est à appeler en seconde intention après avoir contacter votre dentiste habituel

 

Soutien des personnes autistes et de leurs proches

Le programme de soutien parental en ligne « Triple P » est en accès gratuit jusqu’au 11 mai pour les familles et les professionnels qui les accompagnent

Compte tenu des difficultés liées à la période de confinement, le Gouvernement souhaite accompagner les familles en leur permettant d’accéder à des programmes de guidance parentale reconnus internationalement. Il a ainsi obtenu la gratuité du programme « Triple P » jusqu’au 11 mai pour tous les parents qui souhaitent y participer. Triple P est un programme validé par l’Organisation mondiale de la Santé, et les Nations Unies.

Comment y participer ?

– Pour accéder au programme, allez sur le site du programme : https://www.triplep-parentalite.fr/fr-fr/triple-p/ ;

– L’accès aux contenus est gratuit pour toutes les familles jusqu’à la fin du confinement ;

– Après le 11 mai, les parents déjà inscrits pourront terminer le programme, les autres devront générer un abonnement payant. Pour plus d’information, consultez le communiqué de presse en cliquant ici.

  • Pendant le confinement,  plus aucune solution de répit n’est disponible et je suis fatigué et déprimé. Puis-je en parler à quelqu’un ?

La plateforme d’écoute Autisme Info Service est renforcée pour soutenir les familles pendant la période de confinement.
Elle dispose par ailleurs d’informations actualisées en continu sur les services proposés dans les territoires. Les associations sont particulièrement actives et des plateformes d’entraide voient le jour (il est par exemple possible de faire appel à une personne volontaire qui peut aller faire des courses pour vous : https://covid19.reserve-civique.gouv.fr/)

La période de confinement est un moment particulièrement complexe pour les familles d’enfants autistes et les personnes autistes adultes. Les questions sont nombreuses. Comment activer la pair-aidance à distance ? Comment créer des plannings et occuper des enfants qui ont besoin de routines ? Comment assurer dans de bonnes conditions la continuité de la scolarité ? Des professionnels peuvent-ils encore intervenir à domicile ? Comment gérer les crises ? Quels sont les outils pour apprendre aux personnes et enfants autistes les gestes barrières ? Quel soutien pour assurer une continuité des prises de médicaments ? Quels types d’aides sont ou seront mises en place pour pallier les pertes de ressources financières ?

Contactez Autisme Info Service :
Par téléphone : 0800 71 40 40
Par mail : autismeinfoservice.fr

  • Je suis très fatigué et stressé de garder mon enfant autiste en confinement, puis je accéder à une assistance psychologique ?

Il est extrêmement légitime d’être fatigué et bouleversé par les derniers événements et le confinement, surtout lorsque l’on est proche aidant de personnes autistes. Si les choses commencent à devenir très difficiles pour vous et que vous vous sentez déprimé, il est très important d’en parler.

Plusieurs solutions s’offrent à vous :

– Vous pouvez bien sûr contacter la plateforme Autisme Info Service qui est renforcée pour soutenir les familles pendant la période de confinement. Ils sont joignables au 0800 71 40 40.

– La plateforme Solidaires-handicap qui référence toutes les solutions disponibles : https://www.solidaires-handicaps.fr/besoinaide/

– Pour des consultations psychologiques en téléconsultation, la plateforme Doctolib propose la catégorie « Aide aux aidants ». Si vous êtes suivi habituellement par un psychiatre ou un psychologue, renseignezvous auprès de lui au sujet de la mise en place de la téléconsultation pour votre suivi.

– Le Psycom a recensé sur son site des ressources pour prendre soin de notre santé mentale et de celle des autres, en période d’épidémie

  • « Je suis un adulte autiste et je suis très isolé depuis le confinement. Que puis-je faire ? »

Vous avez besoin d’écoute et de conseil ? La période de confinement est difficile pour vous et vous avez besoin d’en parler ? Vous rencontrez des difficultés dues à l’isolement et à la solitude ? Ne restez pas seul.

Le GNCRA a mis en place un dispositif de soutien aux personnes autistes isolées.

Remplissez le formulaire : dans les 24h (sauf weekend), nous reprenons contact avec vous pour un échange avec un professionnel de CRA. Un suivi sera proposé, si nécessaire, pour accompagner au mieux les personnes autistes adultes isolées durant le confinement.

Accéder au formulaire

Pour plus d’information, consulter la fiche pratique dédiée aux adultes autistes isolés

  • « Je suis trop angoissé(e) pour aller faire les courses, comment puis-je faire ? »
  • Je suis seul avec mon enfant autiste qui ne peut pas sortir. Je suis donc dans l’impossibilité de faire mes courses. Comment faire ?

Plusieurs solutions sont envisageables :

– Solidarité de voisinage : Vous pouvez faire appel à l’aide de vos voisins en plaçant une affichette dans le hall de votre immeuble par exemple.

– La plateforme Solidaires-handicap : Elle permet de vous mettre en lien avec des bénévoles près de chez vous qui peuvent vous aider  https://www.solidaires-handicaps.fr/besoinaide/

– Vous pouvez appeler le service « Croix Rouge chez vous » au 09 70 28 30 00 (7 jours sur 7 de 8h à 20h).

Ce service permet de commander des produits de première nécessité (denrées alimentaires, produits d’hygiène et d’entretien, médicaments) que des volontaires de la Croix Rouge vous livreront chez vous dès le lendemain.

Pour plus d’information, consulter le fiche pratique dédiée

  • « Je passe beaucoup de temps à me renseigner et m’informer sur le Covid-19. Toutes ces informations m’inquiètent beaucoup. Quelles sources d’informations dois-je consulter ? Combien de fois par jour ? »

Nous répondons à cette question dans une fiche pratique dédiée aux adultes autistes isolés pendant le confinement.

Consulter la fiche pratique

  • J’ai des problèmes, des questions administratives liées à ma situation, mon statut, mes aides sociales :

Nous répondons à cette question dans une fiche pratique dédiée aux adultes autistes isolés pendant le confinement.

Consulter la fiche pratique

 

Prise en charge en établissement/structure

  • Mon enfant ou mon proche est confiné en structure d’hébergement, est-il possible de lui rendre visite ?

Oui, mais selon des conditions strictes qui seront fixées par les directeurs d’établissement pour garantir un haut niveau de protection. Conformément aux annonces du Premier ministre et du ministre des Solidarités et de la Santé, en lien avec la avec la secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, les consignes nationales relatives au confinement dans les établissements médico-sociaux sont assouplies à compter du 20 avril pour permettre, dans des conditions très encadrées, des visites des proches. Ces consignes s’appliquent aux établissements hébergeant des personnes âgées et des personnes handicapées. Il s’agit par là de tenir compte des grandes difficultés qui peuvent être attachées à la situation actuelle pour les personnes accompagnées par ces établissements, tout en veillant à maintenir un haut niveau de protection des personnes et des professionnels vis-à-vis du Covid.

Ce n’est qu’une fois les conditions locales de visite précisées par les directrices et directeurs d’établissement de façon à garantir un retour des proches dans de bonnes conditions de sécurité, en fonction de la situation sanitaire et des contraintes physiques et organisationnelles de leur établissement, que les familles pourront bénéficier des premières visites.

Vous pouvez vous renseigner en appelant directement l’établissement qui prend en charge votre enfant ou votre proche.

  • Mon enfant est pris en charge en internat mais j’aimerai un retour à domicile pendant le confinement. Vais-je avoir un appui ?

Vous pouvez, si c’est votre souhait, accueillir votre enfant jusqu’à nouvel ordre à votre domicile.
A tout moment, vous pouvez joindre l’astreinte téléphonique activée par l’établissement d’accueil de votre enfant. Les équipes médico-sociales d’accompagnement restent pleinement mobilisées en appui du parcours de vie des personnes qu’elles accompagnent. Les établissements et services médico-sociaux sont appelés à déployer sans délai leur plan de continuité et de transformation de l’activité vers le domicile des personnes.

  • Mon enfant est pris en charge dans un externat médico-social et un retour à domicile est prévu pendant le confinement. Est-ce que je vais avoir de l’aide et une continuité de l’accompagnement ? Est-ce que je peux bénéficier des indemnités journalières de la Sécurité Sociale ?

Vous êtes salarié.e et vous devez vous arrêter de travailler ou télétravaillerpour garder votre enfant en situation de handicap. Vous pouvez bénéficier d’un arrêt de travail sans jour de carence et sans condition d’ouverture de droits. Votre employeur déclare l’arrêt sur le site https://declare.ameli.fr/ et ensuite la caisse de Sécurité sociale gère la mise en place des indemnités journalières sans avoir besoin de revenir vers vous.

Aucun jour de carence n’est appliqué.

Les employeurs indiqueront la période de fermeture prévisionnelle (en général 14 jours renouvelables) et peuvent renouveler si cela se prolonge.

L’employeur ne peut pas s’opposer à cette mesure. En cas de problème, il importe d’en aviser immédiatement l’inspecteur du travail.

D’autre part, même si la structure a fermé son activité habituelle, elle doit rester en fonctionnement pour assurer un appui et un suivi de la situation des personnes et de leurs proches aidants. Les équipes médico-sociales d’accompagnement restent donc pleinement mobilisées en appui du parcours de vie des personnes qu’elles accompagnent.

  • En qualité de parents, suis-je suis tenu d’envoyer ou de maintenir mon enfant/proche dans les établissements et services médico-sociaux ?

D’une manière générale, les familles qui souhaitent garder à domicile leurs proches, enfants ou adultes, accueillis en externat ou internat, ont la liberté de faire ce choix.

Elles en avisent par tout moyen la direction de l’établissement ou du service.

L’établissement ou le service organise avec la famille la continuité de l’accompagnement en fonction des besoins prioritaires et des ressources disponibles sur le territoire.

  • Mon enfant est pris en charge en internat ou en externat mais je ne peux pas le garder à la maison pendant le confinement. Est-ce que je peux quand même continuer à lui rendre visite ?

Afin de freiner la propagation du virus dans les structures d’hébergement, les visites extérieures, y compris des familles et des bénévoles, sont suspendues.

Il est demandé aux familles et aux bénévoles de bien vouloir observer cette discipline collective visant à protéger toutes les personnes accueillies et notamment les plus fragiles, ainsi que ceux qui les accompagnent.

Si un besoin particulier est motivé afin de préserver l’état de santé général de la personne, la direction de l’établissement, sur avis médical, pourra exceptionnellement autoriser la visite d’un proche aidant.

Le respect des gestes barrières renforcés doit alors être strictement observé (prise de température à l’entrée, nettoyage des mains, visite dans une pièce isolée).

Afin de maintenir le lien avec votre proche, l’établissement facilite les contacts téléphoniques et numériques entre vous et votre proche ; il assure des transmissions quotidiennes sur l’état de santé de votre proche.

  • Je suis dans l’incapacité de garder mon enfant à domicile au regard de ma situation. Quelle démarche est-ce que je dois faire ?

Votre enfant est habituellement accueilli en externat.

Le Gouvernement décide, par principe de précaution, de privilégier le maintien au domicile des enfants venant quotidiennement en externat médico-social afin de freiner la circulation du virus et protéger les enfants les plus fragiles.

Si vous êtes en difficulté pour maintenir à domicile votre enfant, il convient d’appeler sans délai votre établissement, s’il ne vous a pas déjà contacté, pour le signaler. Vous envisagez alors ensemble les solutions d’accueil de votre enfant pour la journée ainsi que les modalités de son accompagnement pour les jours à venir.

Parmi les solutions envisageables, en fonction des ressources disponibles :

 – des membres de l’équipe habituelle de votre enfant peuvent venir faire des interventions à votre domicile pour assurer les soins et l’accompagnement prioritaires ;

 – un autre établissement du territoire peut également vous proposer d’intervenir ;

 – des aides à domicile peuvent également être mises en place.

En cas de difficulté, vous pourrez joindre à tout moment l’astreinte téléphonique que chaque établissement et service médico-social doit activer à l’attention des familles.

En cas d’impossibilité de maintien à domicile, il pourra vous être proposé d’orienter votre enfant vers une solution d’hébergement temporaire.

  • Est-ce que je peux accueillir à mon domicile le week-end mon proche ou mon enfant accueilli en structure d’hébergement ?

Non car afin de freiner la propagation du virus et de protéger les plus fragiles, les experts scientifiques recommandent de limiter les entrées et sorties dans les établissements hébergeant des personnes handicapées.

C’est pourquoi par précaution les entrées et sorties sont suspendues dans les structures d’hébergement. Les sorties du week-end et les séjours extérieurs de loisirs sont interdits jusqu’à nouvel ordre.

Dans le cas de circonstances exceptionnelles, sur avis médical, la direction de l’établissement pourra donner une autorisation exceptionnelle de sortie pour votre proche.

Vous pouvez par ailleurs, si c’est votre souhait, accueillir votre proche jusqu’à nouvel ordre à votre domicile.

A tout moment, vous pouvez joindre l’astreinte téléphonique activée par l’établissement d’accueil de votre proche.

  • Comment joindre l’établissement et le service médico-social qui accompagne habituellement mon proche ?

Chaque direction met en place un numéro d’astreinte joignable 7 jours sur 7 à l’attention de l’autorité de tutelle et des familles.

Chaque direction a la responsabilité de donner l’information expresse aux personnes et aux familles du numéro qui peut être joint à tout moment en cas de difficulté.

Il appartient à chaque organisme gestionnaire d’organiser les modalités de mise en place de l’astreinte et de susciter le cas échéant une coopération entre opérateurs pour un numéro d’appel unique à l’attention des personnes et des familles.

  • Je suis un adulte accueilli en structure d’hébergement. Est-ce que je peux continuer à faire des courses et me promener dans le quartier autour de la structure ?

Afin de freiner la propagation du virus et protéger les plus fragiles, toutes les sorties individuelles doivent être fortement limitées. A ce titre, nous vous déconseillons, si vous êtes vous-même fragile ou si vous côtoyez des personnes fragiles dans votre structure d’hébergement, de sortir dans des lieux confinés et/ou d’être en contact avec d’autres personnes.

Si vous devez impérativement sortir, veillez à vous rapprocher des directives de structure d’hébergement. Dans l’éventualité où une sortie est possible, veillez à avoir avec vous l’attestation de déplacement dérogatoire dûment remplie et respectez les mesures barrières renforcées à l’extérieur et lors de votre retour dans l’établissement.

Télécharger l’attestation de déplacement dérogatoire

Télécharger l’attestation de déplacement dérogatoire en FALC

Emploi et Arrêts de travail

  • Je suis salariée et j’ai un enfant handicapé de 18 ans. Puis-je quand même demander un arrêt de travail à mon employeur pour m’en occuper ?

Dans le cadre des mesures visant à limiter la diffusion du coronavirus, les autorités publiques ont décidé la fermeture temporaire de l’ensemble des structures d’accueils  de jeunes enfants et d’établissements scolaires.

Cette décision donne lieu à une prise en charge exceptionnelle d’indemnités journalières par l’Assurance Maladie pour les parents qui n’auraient pas d’autre possibilité pour la garde de leurs enfants (télétravail notamment) que de rester à leur domicile.

Ce dispositif concerne les parents d’enfants de moins de 16 ans au jour du début de l’arrêt ainsi que les parents d’enfants en situation de handicap sans limite d’âge.

L’arrêt peut être délivré pour une durée de 1 à 21 jours.

L’employeur ne peut s’opposer à cette mesure. En cas de problème, il importe d’en aviser immédiatement l’inspecteur du travail.

Une disposition de sécurisation des revenus des salariés en arrêt de travail est prévue dans le cadre du projet de loi de finances rectificatif soumis au vote du Parlement cette semaine.
Afin d’assurer un niveau d’indemnisation à hauteur de 84% du salaire net et jusqu’à 100% pour les salariés au SMIC, il est prévu que le dispositif d’activité partielle prenne le relais des arrêts de travail indemnisés par l’assurance maladie à compter du 1er mai. L’indemnisation serait donc à compter de cette date, versée par votre employeur à la date habituelle d’échéance de paiement de votre salaire.

Si vous êtes indépendant, contractuel de droit public ou fonctionnaire vous continuerez à être indemnisé comme avant.

  • Un employeur peut-il refuser de déclarer un arrêt de travail au motif que l’employé peut faire du télétravail, sans tenir compte de la situation de handicap de son enfant qui peut rendre le télétravail impossible, compte tenu des soins et de l’attention permanente que le parent doit accorder à son enfant handicapé ?

En qualité de parent d’un enfant handicapé, que celui-ci soit accueilli en milieu ordinaire ou accompagné par un établissement médico-social ayant fermé, l’employé est bénéficiaire d’un arrêt de travail indemnisé par l’Assurance maladie, y compris si son poste de travail est compatible avec du télétravail. Une disposition de sécurisation des revenus des salariés en arrêt de travail est prévue dans le cadre du projet de loi de finances rectificatif soumis au vote du Parlement cette semaine. Afin d’assurer un niveau d’indemnisation à hauteur de 84% du salaire net et jusqu’à 100% pour les salariés au SMIC, il est prévu que le dispositif d’activité partielle prenne le relais des arrêts de travail indemnisés par l’assurance maladie à compter du 1er mai. L’indemnisation serait donc à compter de cette date, versée par votre employeur à la date habituelle d’échéance de paiement de votre salaire.

  • Est-il possible de faire 15 jours un parent, 15 jours l’autre parent à supposer que la situation dure plusieurs semaines ?

Oui. Il est possible de fractionner l’arrêt ou de le partager entre les deux parents sur la durée de fermeture de l’établissement. Un seul parent à la fois peut se voir délivrer un arrêt de travail. La durée totale prise par les deux parents ne peut pas dépasser la durée totale de fermeture des établissements.

Vous pouvez retrouver ces informations sur le site ameli.fr

  • Je suis professionnel de santé et j’ai un enfant autiste. Existe-t-il un mode de garde spécifique et adapté à mon enfant ?

Les professionnels de santé sont soutenus au vu de l’importance de leur mission. Ils comptent parmi les personnels prioritaires pour la mobilisation de systèmes de gardes d’enfants organisés par l’Éducation nationale et ses partenaires.

Depuis le 16 mars, le ministère de l’Éducation Nationale accueille dans les écoles maternelles, primaires et aux collèges les enfants des professionnels n’ayant pas d’autre moyen de garde, dans des conditions adaptées.

Par ailleurs, les crèches hospitalières resteront ouvertes et s’organiseront pour fonctionner par petits groupes d’enfants accueillis. L’accueil des enfants du personnel soignant dans d’autres crèches sera organisé localement sous l’égide des collectivités locales. Enfin, l’accueil des enfants par les assistantes maternelles pourra être assuré comme habituellement.

Si une école ou un collège accueille des enfants des personnels de santé en situation de handicap, les AESH pourront être sollicités pour accompagner ces enfants dans ce lieu d’accueil afin de poursuivre l’accompagnement dans le cadre de la continuité pédagogique. Seuls les AESH volontaires interviendront. Toutes les personnes présentant des fragilités face au virus ne doivent pas intervenir.

Les professionnels concernés par ces modes de garde sont :

– tout personnel travaillant en établissements de santé publics/privés : hôpitaux, cliniques, SSR, HAD, centres de santé …

– tout personnel travaillant en établissements médico-sociaux pour personnes âgées et personnes handicapées : maisons de retraite, EHPAD, USLD, foyers autonomie, IME, MAS, FAM, SSIAD …

– les professionnels de santé et médico-sociaux de ville : médecins, infirmiers, pharmaciens, sages-femmes, aides-soignants, transporteurs sanitaires, biologistes, auxiliaires de vie pour personnes âgées et handicapées…

– les personnels chargés de la gestion de l’épidémie des agences régionales de santé (ARS) des préfectures et ceux affectés à l’équipe nationale de gestion de la crise.

La CAF a mis en place un certain nombre de dispositions :
– L’accueil de leurs enfants dans les crèches est gratuit
– Les parents peuvent faire connaitre leurs besoins de garde pour les enfants jusqu’à 16 ans en ligne sur https://www.monenfant.fr. Leurs données sont ensuite transmises à la Préfecture du département, qui étudie leurs besoins et proposent les solutions disponibles, en lien avec les Caf.

Scolarité

  • Mon enfant est scolarisé dans un dispositif spécifique (UEMA, UEEA, PIAL etc.) et bénéficie habituellement d’un accompagnant (AESH).
    Comment vais-je faire pour assurer l’école à la maison pendant le confinement ?

Sous le haut patronage du Secrétariat d’État chargé des personnes handicapées, la FÉDÉEH lance une plateforme d’entraide pour les jeunes handicapés : www.entraide-handicap-fedeeh.org

Cette plateforme permet :

– à chaque lycéen, étudiant ou jeune diplômé handicapé d’exprimer son besoin (scolaire, méthodologique, d’orientation, d’insertion professionnelle et/ou autre), le mode de communication à distance qu’il souhaite privilégier et sa préférence éventuelle pour une aide provenant d’un pair qui partage la même situation de handicap que lui ;

– à chaque jeune aidant, handicapé ou non, de présenter ses compétences, le type d’aide et le temps disponible qu’il propose, ainsi que sa familiarité éventuelle (connaissance, expérience) avec le handicap en général et/ou un handicap en particulier. S’il en a besoin ou en exprime le souhait, une formation peut lui être apportée par un bénévole de la FÉDÉEH

Une continuité pédagogique est mise en place pour maintenir un contact régulier entre l’élève et ses professeurs. A cette fin, le directeur d’école ou le chef d’établissement s’assure, notamment en prenant appui sur les réseaux existants(en particulier les espaces numériques de travail, messagerie électronique ou les outils similaires propres aux établissements privés), que l’élève a accès aux supports de cours et qu’il est en mesure de réaliser les devoirs ou exercices requis pour ses apprentissages.

Ce service de continuité pédagogique peut également s’appuyer sur une plateforme pédagogique gratuite du CNED: «Ma classe à la maison». Ce service offre la possibilité de tenir des classes virtuelles, permettant ainsi de maintenir le lien humain entre l’élève, ses camarades et ses professeurs. Il sera accessible aux élèves concernés de la grande section à la terminale.

Le directeur d’établissement est votre interlocuteur privilégié pour toute question.

Les directeurs d’école et chefs d’établissements restent disponibles pour répondre aux familles. Dans le cadre de la continuité pédagogique, les professeurs sont en contact avec leurs élèves et leur famille afin de leur apporter tous les conseils pédagogiques requis.

Les accompagnants tels que les AESH, ne doivent pas se rendre au domicile des élèves. Ils peuvent contribuer au maintien du lien avec les élèves qu’ils accompagnent, et leurs familles  par téléphone ou messagerie électronique.

  • La fermeture des écoles et établissements remet-elle en cause l’affectation d’un AESH pour une nouvelle notification ?

La notification d’une aide humaine ne peut être remise en cause. C’est une décision de la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH).

  • Mon enfant est en Unité d’Enseignement Maternel Autisme (UEMA), comment s’organise la prise en charge de l’accompagnement (orthophoniste, psychomotricien, ect.)

Même si la structure a fermé son activité habituelle, elle doit rester en fonctionnement pour assurer un appui et un suivi de la situation des personnes et de leurs proches aidants. Les équipes médico-sociales d’accompagnement restent pleinement mobilisées en appui du parcours de vie des personnes qu’elles accompagnent. Les familles doivent contacter le service concerné ou les professionnels libéraux afin d’assurer une continuité des soins.

  • Je suis étudiant. Que se passe-t-il pour moi ?

Sous le haut patronage du Secrétariat d’État chargé des personnes handicapées, la FÉDÉEH lance une plateforme d’entraide pour les jeunes handicapés : www.entraide-handicap-fedeeh.org

Cette plateforme permet :

– à chaque lycéen, étudiant ou jeune diplômé handicapé d’exprimer son besoin (scolaire, méthodologique, d’orientation, d’insertion professionnelle et/ou autre), le mode de communication à distance qu’il souhaite privilégier et sa préférence éventuelle pour une aide provenant d’un pair qui partage la même situation de handicap que lui ;

– à chaque jeune aidant, handicapé ou non, de présenter ses compétences, le type d’aide et le temps disponible qu’il propose, ainsi que sa familiarité éventuelle (connaissance, expérience) avec le handicap en général et/ou un handicap en particulier. S’il en a besoin ou en exprime le souhait, une formation peut lui être apportée par un bénévole de la FÉDÉEH

Une continuité pédagogique est mise en place pour maintenir un contact régulier entre l’élève et ses professeurs. A cette fin, le directeur d’école ou le chef d’établissement s’assure, notamment en prenant appui sur les réseaux existants (en particulier les espaces numériques de travail, messagerie électronique ou les outils similaires propres aux établissements privés), que l’élève a accès aux supports de cours et qu’il est en mesure de réaliser les devoirs ou exercices requis pour ses apprentissages.

La continuité pédagogique est organisée par les enseignants avec l’appui des missions handicap des universités. Pour toute difficulté liée au suivi de vos études, contactez le dispositif handicap ou le référent handicap de votre établissement qui vous accompagne habituellement.

Ceux qui sont isolés en logement privé peuvent se signaler aux services de santé qui s’assureront de leur bonne santé en relation avec les dispositifs handicap. Il faut savoir que pendant cette période, tous les services de santé universitaire assurent une permanence au moins en ligne ou téléphonique et ont reçu l’autorisation de réaliser des suivis et de prescrire des traitements.

Pour ceux qui se trouvent en résidence universitaire, le Crous peut également faire le lien avec le service de santé. Vous pouvez également vous signaler au Crous ou aux missions handicap.

Pendant le confinement, il ne faut donc pas hésiter à signaler aux dispositifs handicap tout problème notamment psychologique lié à l’isolement. Ceux-ci organisent des réponses locales avec les Crous, les services de santé et les acteurs locaux.

Vous pouvez trouver d’autres informations sur le site https://www.etudiant.gouv.fr/ rubrique COVID – 19 / FAQ

Durant cette période de confinement, vous pouvez également contacter l’équipe du projet Aspie-Friendly qui pourra vous répondre ou vous aiguiller vers les professionnels adéquats.

Pour ce faire, merci de remplir le formulaire de contact pour cela : https://aspie-friendly.fr/contacts/

Vous trouverez plus d’information sur le site : https://aspie-friendly.fr/

MDPH

  • Je fais face à une situation urgente mais ma MDPH est fermée. Existe-t-il un numéro pour ce genre de situation ?

L’accueil physique dans les MDPH est suspendu pour éviter tout risque d’accélération de la circulation du virus et de contamination des personnes en situation de handicap. L’accueil physique est limité aux seuls accueils sur rdv justifiés par une situation d’urgence.

Pour assurer une continuité de réponses aux besoins des personnes en situation de handicap conformément à leurs plans de continuité déclenchés en lien avec les services départementaux, et éviter tout isolement, les MDPH :

 – mettent en place un accueil téléphonique renforcé, dont chaque MDPH communiquera le numéro d’appel dédié ;

 – organisent un suivi à distance des demandes selon le moyen le plus adapté à chaque situation : téléphone, message électronique… ;

 – mettent en œuvre un circuit de traitement court pour accompagner les situations de retour au domicile de personnes en situation de handicap jusque-là accueillies en établissement médico-social : les demandes de prestation de compensation du handicap doivent être dans ce cadre traitées sans délai ;

 – adaptent les modalités de fonctionnement des commissions des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) à la situation pour permettre les décisions urgentes.

  • J’ai une demande de PCH urgente, mais ma MDPH est fermée. Est-ce que les demandes sont quand même traitées ?

A la demande du gouvernement, les demandes des personnes que l’épidémie contraint à revenir à domicile, et jusque-là accueillies en établissement médico-social, vont bénéficier d’un circuit de traitement court.

Vous pouvez joindre votre MDPH au numéro de standard habituel. Vérifiez la mise à disposition d’un numéro de permanence sur le site internet de la MDPH de votre région.

  • Je dois renouveler mon dossier entre le 12 mars et le 31 juillet pour la prestation de compensation du handicap (PCH) et j’ai peur d’être en rupture de droit ?

Comme pour l’AAH et l’AEEH, un mécanisme de prorogation automatique de 6 mois des droits pour la PCH et le maintien de son versement sera mis en place par les départements. Par ailleurs, en cas de changement de situation, comme par exemple la transformation d’un accompagnement en établissement en un accompagnement à domicile, un circuit court de traitement des demandes sera mis en place avec la mobilisation des départements et des MDPH.

Vous avez besoin de plus de ressources ?

La réponse à votre question n’est pas dans la FAQ ? Ou vous avez besoin d’un conseil ?

Appelez « Autisme Info Service » au 0 800 71 40 40
La plateforme d’écoute a été renforcée pendant le confinement.

Retrouvez aussi la FAQ du Secrétariat chargé des personnes handicapées

Consulter la FAQ du Gouvernement

Vous êtes une personne autiste adulte isolée et vous avez besoin de soutien ?

Remplissez le formulaire dédié pour qu’un professionnel de CRA vous recontacte dans les 24h : https://gncra.fr/soutien-aux-adultes-autistes/